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Grande salle commune

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Message(#) Sujet: Re: Grande salle commune Lun 20 Oct 2014 - 10:46

Le Non-Joueur avait pris des cartes par principe, poussé par l'autre type en costard. Il ne voulait pas paraître trop aigri. Le cas échéant, ce qu'il avait à dire risquait de mal passer. Mais il ne pouvait tout de même pas renoncer à son rôle et accepter de perdre de vue son véritable objectif à cause d'une simple distraction.
Evidemment, son véritable objectif n'était pas la fille en robe blanche et noire à qui il venait de faire un clin d'oeil avant de poser ses cartes, face cachées sur la table. Après avoir bu une gorgée de son 007, il annonça le plus calmement possible :

"Je me couche.".

Il connaissait les règles du jeu et il savait que même légèrement alcoolisé, il avait une chance de l'emporter. Mais gagner aurait attiré l'attention sur lui. Il n'en avait pas besoin. Il était une ombre. Pas le genre de Non-Joueur que ces joueurs à côté de lui retrouveraient dans les prochains jours. Il devait faire preuve d'une discrétion sans faille.

Faisant à nouveau rentrer dans sa bouche quelques gouttes de sa boisson qui descendront ensuite jusqu'au reste de son système digestif avant de devenir... autre chose, il se tourna vers un hublot. Il passa de longues secondes à contempler l'infinitude de l'espace. Les étoiles, c'est si beau vu de loin. Dommage qu'il s'y passe toutes ces choses malsaines.

L'homme fit mine de se concentrer sur le jeu, observant chaque membre de ce groupe hétéroclite. Tous étaient assez fous pour mélanger alcool, jeu, et un vaccin étrange qu'on les forçait à prendre chaque matin sans se soucier des effets secondaires d'un tel mélange. Mais ce n'était pas vraiment ce qui préoccupait le Non-Joueur. Lui-même buvait énormément.

"Vous avez entendu parler des failles qui apparaissent partout dans le Verse ? Moi je les ai vues."
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Message(#) Sujet: Re: Grande salle commune Lun 20 Oct 2014 - 16:45

Eh beh, rapide le gus. Finalement il se prend au jeu ; finalement il s'couche. Y'en a qui ne savent vraiment pas c'qu'ils veulent. Et mon flaire me dit qu'il est venu à notre table juste pour causer. Pourquoi la nôtre plutôt qu'une autre ? P't'être bien qu'nos gueules lui plaisaient.
En tout cas moi, j'mise. Et j'vais y aller au bluff.
« Qui suit ? »
Ça va, deux jetons, ils ont rien à perdre.
L'autre par contre, il semble perdre la boule. De quoi il cause ? Des failles ? Jamais entendu parlé d'ça. C'est l'coup de vivre sur Kerry, le trou du cul du Verse : les premiers pour se faire enculer, les derniers à savoir pourquoi.
Mais j'vais y aller au bluff. Il a peut-être un coup dans le nez le gus, et c'est sûr il a la tête ailleurs, mais si y'a bien un truc que le journalisme m'a appris, c'est de toujours essayer d'en savoir plus sur une info avant d'l'enterrer si c'est une bouse. Et ce gars, s'il est là aujourd'hui, une patate de plus au milieu du gratin, c'est qu'il a mérité sa place. J'le connais pas, mais il est peut-être connu. Attendre qu'les autres répondent sur c'qu'ils en savent, pour pas passer pour plus bête qu'j'le suis, ça m'parait un bon plan.
Sinon, j'irai au bluff.
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Message(#) Sujet: Re: Grande salle commune Mar 21 Oct 2014 - 11:08

Totalement perdu dans les restants d'explications, Lewis regardait ses cartes avec une intensité qui le rendait presque perplexe. Il releva les yeux vers ses adversaires, se mordit l'intérieur de la joue en essayant de dissimuler le fait qu'il ignorait bien ce que ses cartes signifiaient.
Voulant garder une certaine contenance, il imita Whisky et avala une gorgée. Ok, la prochaine fois, il demanderait du thé. Il se força néanmoins à n'en rien laisser paraître et après avoir accordé un regard à Whisky, il préféra imiter le Non-Joueur (finalement devenu Joueur) et posa ses cartes sur le table avec force et conviction. « Je couche ! » Le Poker n'était pas fait pour lui, tout simplement. Il préférait les jeux de réflexion et de logique qui ne lui demandait pas de savoir lire des cartes (ou de se souvenir de combinaisons aux noms un peu étranges).
« Des failles ? Quel genre de faille ? » Oubliant déjà la désastreuse partie, le jeune homme avait retrouvé une vitalité apportée par une curiosité qui faisait rage. Le voilà qui redevenait le jeune explorateur de l'espace, bravant monstres et dangers aux tentacules acérées, armé de son chapeau et de son fouet. Même s'il préférait ne pas avoir à fouetter qui que ce soit.
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Message(#) Sujet: Re: Grande salle commune Mer 22 Oct 2014 - 13:14

[Jour 3. Les joueurs de poker sont invités à terminer leur partie dans un nouveau sujet ou dans autres lieux.]

Les machines à sous, roulettes et tables de jeux laissent place à une piste de danse. Bon, en fait, le casino ne se trouvait pas dans la grande salle, donc nul besoin de tout chambouler en ce troisième jour de croisière. Mais dans la grande salle, le personnel a réorganisé tables et chaises pour dégager au maximum l'espace central tout en laissant aux convives de quoi s’installer pour manger. Car oui, aujourd'hui se tient un grand bal ainsi qu'un tout aussi grand banquet. Tenue correcte exigée pour venir danser ou se repaitre en bonne compagnie !
Mais si les cœurs et les esprits virevoltent sur la musique -et l'orchestre s'en donne à cœur joie sur scène!-, la croisière tourne mal. La plupart des invités réagissent bien au traitement et ne subissent aucun effet secondaire. Ce n'est pourtant pas le cas de tous. Certains passagers sont pris de nausées et autres étourdissements, pour ce qui est des symptômes négatifs. Et en ce troisième jour, ces cas s’aggravent et pourraient bien faire tomber la croisière à l'eau...

–--

« Vous dansez ? »
L'homme s'était approché de la demoiselle pour l'invité à valser. Mais la jeune femme ne lui répondit que d'un regard sans expression posé sur un visage livide de poisson mort. Avait-elle seulement entendu la proposition au milieu de la musique et des éclats de rire ? Oh oui, elle avait parfaitement entendu et la main tendue du cavalier ne l'incitait qu'à une seule chose...

« Aaaargh ! Mais vous êtes folle ! Elle m'a mordu ! »
Une équipe d'infirmiers intervint ; l'homme fut soigné et la demoiselle mise à l'écart. Malheureusement, l'incident n'allait sûrement pas être l'unique de la journée...
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Message(#) Sujet: Re: Grande salle commune Lun 27 Oct 2014 - 23:44

[Dans la continuité du post précédent. Pas forcément le jour 3, pas forcément le jour 4. C'est un peu flou pour Mal.]

Le Homère n'avait pas encore croisé la route d'astéroïde gelé, personne ne s'était encore mis sur le toit du vaisseau pour hurler qu'il était le Roi du Verse. Ce faisant les chances que deux rescapés vivant d'amour et surtout sans oxygène s'accrochent à des débris pour dériver dans l'espace jusqu'à une planète à l'extérieur de la Bordure pour que leurs cadavres ne soient jamais retrouvés étaient minimes. Les chances même que le vaisseau explose s'élevaient à environ zéro de toute façon. Mais ça ne voulait pas dire que le voyage se passerait et se passait extraordinairement bien.

"Bouaaah."

Prenons l'exemple de Mal plutôt que de chercher à se lancer dans des références cinématographiques absurdes qui ne dépendent pas de l'Avatar du joueur hypothèses étranges. Dire qu'il était content de sa croisière serait mentir au lecteur. Il se sentait toujours nauséeux et n'était que rarement sorti de sa cabine, entendant de loin parler es événements en se rendant à l'infirmerie faire sa piqûre quotidienne - qui par moment semblait annuler sa nausée et parfois même le faire se sentir mieux, un véritable ascenseur émotionnel sous forme d'aiguille.
Lui qui avait choisi de ne pas risquer ses quelques crédits durement gagnés dans des jeux de hasard s'était miraculeusement rendu sur la piste de danse. Reynolds était venu se déhancher. Ou au moins prendre un verre, au risque d'empirer les nausées. En fait il danserait que si son premier verre ne ressortait pas. Si ça arrivait, il s'en irait, pour éviter de glisser.

"I can't stop this feeling, deep inside of me."

C'est entre deux notes d'une chanson rythmée que le Capitaine du Serenity avait commandé une boisson au bar. Rien n'était ressorti. Mais il devait tester sa résistance avant d'être certain de pouvoir bouger son corps. Buvant à la santé d'un homme positionné à sa droite, il fit, peut-être après plus de verres qu'il n'aurait dû, se remémorant quelque chose qu'il avait vu ou entendu :

"Alors, elle est où la fille qui a du mordant ?
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Message(#) Sujet: Re: Grande salle commune Mar 28 Oct 2014 - 17:04

[En réponse à Malcolm. Jouons un peu avec les passagers agressifs. Razz]

Combien ? Combien pour ce petit chien dans la vitrine ? Euh non... plutôt combien de verres avait bu notre homme ? Malcolm Reynolds mais aussi l'individu à sa droite ? Pour sûr, tout deux semblaient en avoir avalé plus d'un. Et dans le cas de l'individu de droite, un quarantenaire qui paraissait n'avoir pas vu le soleil depuis quatre jours -ce qui était réellement le cas à bord, tout étant sous lumière artificielle-, l'alcool lui faisait un drôle d'effet.
A moins que ce ne fut autre chose, comme des injections quotidienne d'un liquide rouge, mais je dis ça comme ça.
En tout cas, l'homme n'avait pas l'air bien. Très pâle, il avait quelques coupures sur les avants bras bleuis que ses manches remontées laissaient apparaître. A l'interjection du Capitaine Reynolds, l'homme se tourna vers la gauche pour répondre. De la bave commençait à goutter du coin de sa lèvre.
« Tu te crois drôle avec ton jeu de mots ? », lança-t-il agressivement à Reynolds avant de lui coller un pain magistral en pleine figure. Comme ça. A cause d'un jeu de mot.
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Message(#) Sujet: Re: Grande salle commune Mar 28 Oct 2014 - 19:54

L'esprit de Léo était plus embrumé qu'après de la pire de ses cuites. Enfin... il n'aurait su dire. Difficile de se souvenir: il avait l'esprit trop embrumé.

Il avançait pas après pas dans les couloirs du vaisseau, collé au mur pour ne pas tomber. Ses yeux le piquait, le goût du sang dans sa bouche persistait. Des petites étincelles dansaient devant ses pupilles. Dans sa main: un paquet de cacahuètes à moitié entamé, c'était probablement ce qui lui permettait de tenir le coup.
Avait il bien prit la direction de l'infirmerie? Impossible à dire, tout désorienté qu'il était. Bah, il finirait bien par trouver quelqu'un pour l'aid... Ah, bah tiens, voilà des personnes venant dans sa direction! Victoire!

"'Scusez moi!" dit-il lentement au type très BCBG qui allait vers lui "Est-ce que vous sauriez où est l'infirm..."

"Casse-toi, le clodo!" cracha le BCBG en le foudroyant du regard. Lui aussi était très pâle. Et un filet de bave lui coulait jusqu'au menton. Le prêtre aurait même juré voir quelques plaies semblables aux siennes sous le col de son veston. Merde, c'était quoi, une épidémie? Pourtant il avait l'air plus lucide que lui, quoique beaucoup plus agressif.

Léo prit soudain peur que sa confusion ne fasse place à une agressivité comme la sienne... L'infirmerie. Le plus vite possible.

Une femme suivit, elle aussi le foudroya du regard avant même qu'il n'ouvre la bouche, le laissant muet sur place. Un tel rictus de haine, comme celui qu'elle avait affiché, avait de quoi laissé pantois. C'était presque inhumain... Démoniaque.
Un mot venait à l'esprit de Léo.
Ce mot, c'était: exorcisme.

"Holà, mon vieux!" fit un passager, qui avait l'air nettement plus en forme que les deux précédents, en s'approchant de lui. "Je peux vous aidez?"

Par réflexe, encore marqué par les réactions des autres personnes qu'il avait croisé, Léo le repoussa d'un mouvement d'épaule.

"Il me faut de l'eau bénite, de l'encens et de la craie. Et si vous avez de la cire, c'est pas de refus."

"Euh... pardon, quoi?"

"Et assez de bois pour faire un bûcher. Ou de quoi faire un sacrifice au moins. On est jamais trop prudent. Et... Eh! Revenez!"

"Complètement timbré!" faisait le passager qui reprenait son chemin.

"Un mauvais esprit est en train de s'emparer de ce navire, c'est pas le moment de... oh et puis merde, cassez vous!" s'égosilla Léo, avant d'être à nouveau prit d'une quinte de toux qui lui fit cracher du sang.

Ceci dit, il fallait bien admettre qu'il n'avait pas l'esprit clair. Mais mieux valait la confusion à la violence: c'était signe que son esprit et celui d'une créature des ténèbres étaient en train de s'affronter sous son crâne. Et hors de question de perdre.

Sa tête grésillait tellement, il lui semblait entendre des voix d'un autre monde (différentes des voix qu'il entendait d'habitude s'entend)
"Dans la jungle, terrible jungle, Léo est mort ce soir... Plus de prêtre, plus de prophète, Léo est mort ce soir..."
Aïe, il perdait vraiment la tête dans son combat intérieur contre le Mal. Dans le doute, il s'avala une cacahuète. Si ça pouvait vaincre les ténèbres, il n'allait pas se priver.

Des bruits. Une grande porte sur le côté. La Grande Salle! Il y aurait forcément des gens pour l'aider, voire pour le croire au milieu de la foule qui s'y réunissait constamment!

Réunissant ses forces, Léo Ophorm ouvrit violemment les deux volets de bois donnant sur la salle.

La première qu'il vit fut un coup de poing.
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Message(#) Sujet: Re: Grande salle commune Mer 29 Oct 2014 - 23:13

Il y a deux genres d'hommes qui donnent des coups de poing pendant une Croisière : les impulsifs qui font ça dès le début parce que le type en face d'eux ne leur revient pas pour une raison quelconque qu'il ne comprend sans doute lui-même pas, et les coincés qui font ça en plein milieu juste parce qu'ils n'ont pas d'humour.

Malcolm Reynolds était dans la première catégorie mais il n'aimait définitivement pas les gens qui n'avaient pas d'humour. Et encore moins ceux qui le frappaient. Evidemment, il faut préciser deux choses dans ce raisonnement : d'abord qu'il était purement subjectif, le Capitaine n'admettrait pas qu'il n'avait pas été drôle. Cette subjectivité était renforcée par l'alcool, forcément. Ensuite, on parle d'hommes mais ça s'applique également aux femmes, demandez à Zoe Alleyne par exemple. Mais son supérieur hiérarchique était incapable de savoir dans quelle catégorie la placer. Les règles des filles, c'était pas son truc.

Message du Comité de Bienfaisance des RPGistes, abrégé en RPCB en dépit du bon sens, parce que CBRP sonne moins bien:
 

"Les règles des filles, c'est pas mon truc. Attends, quoi ? Non, c'est pas ce que je voulais dire, j'ai perdu le fil."

La tête de l'ancien sergent le faisait étrangement souffrir et les initiales "R.P.C.B." martelaient ses pensées sans qu'il ne comprenne ni le pourquoi ni le sens de ses cinq lettres - sûrement parce qu'il y en avait quatre, et qu'il avait du mal avec la gauche et la droite. Ca avait sûrement un lien avec l'alcool qui avait décidé de lentement remplacer son sang. Ou avec le drôle de type sans humour qui venait de lui coller un poing dans la face. Ah, voilà. Il avait retrouvé le fil. Le fil de Mal, celui qui lui permettrait de sortir du labyrinthe qu'était devenu son cerveau. S'il était plus jeune, il aurait pu se surnommer Le Maze Runner. Dommage qu'il perde encore le fil en se caressant la joue, du coup : voilà, le gars qui venait de lui mettre un pain. Il ne se laisserait pas mener à la baguette.

"C'est tout ce que t'as mon gars ? T'aurais au moins pu faire l'effort de frapper avec le balai que t'as dans le FAY-FAY duh PEE-yen. Ah, il est peut-être trop enfoncé ?"

Heureusement, malgré l'alcool, le Browncoat ne perdait rien de sa répartie. Ce n'était pas forcément le cas pour sa coordination. Voulant conclure son attaque verbale sur un coup, il frappera dans le vent. Enfin, il n'y avait pas de vent à proprement parlé donc il frappa dans le vide, à environ un mètre de distance de son adversaire. Il fut néanmoins satisfait de cette victoire sur le plan moral et chercha du regard les acclamations de la foule.

Pensant être tombé dans un trou de verre et sur le point d'avoir un trou noir, Mal sursauta en apercevant un homme qui lui était étrangement familier, bouclé et barbu qui faisait encore plus peur que lui - encore une fois le jugement était subjectif : il ne s'est pas vu quand il a bu et ne peut donc que supposer qu'il fait moins peur que l'autre gars - un paquet de cacahuète à la main. C'était terrifiant. Sa première envie fut de manger une glace. Ou de courir et de tomber à cause d'une clôture qu'il n'aurait pas réussi à éviter. La possibilité de se rendre dans un bar en attendant que ça se calme aurait aussi était intéressante, s'il n'était pas déjà en train de boire.

Une main sur son arme juste au cas où et l'autre levée pour appeler ce... mort-vivant, Malcolm tenta d'engager le dialogue, oubliant totalement le type qui appartenait à la seconde catégorie d'hommes qui donnent des coups de poing pendant une Croisière.
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Message(#) Sujet: Re: Grande salle commune Jeu 30 Oct 2014 - 1:34

    Une salle remplit de monde, une Elinoah en mode : « je ne suis pas sûr que cela n' aille, mais soit » habillé d'une robe aussi rouge que le sang... (non elle n'a tuée personne) enfin pas encore tout du moins. La demoiselle regarda la salle avant de râler, que de monde peut-être un peu trop d'ailleurs... elle inspira avant de faire un sourire... oui bon même si elle n'allait pas aussi bien qu'elle le croyait la demoiselle ferait bien semblant.

    Un homme parla et finalement ce fit mordre par une jeune femme pourquoi ? Alors ça, bonne question, Elinoah secoua la tête avant de se diriger loin de la bagarre... ce n'était pas le moment de se faire remarquer où que non d'ailleurs. Eli' ce dirigea vraiment très loin et en faisant tellement peu attention qu'elle arriva à rentrer dans une personne, un grand baraqué plutôt mignon, soit dit en passant. Et qui bizarrement Elinoah connaissait, mais étant sur des talons hauts et qu'il faut l'avouer la demoiselle tient dessus par magie ce retrouva l'instant d'après parterre. Entre Eli' parterre et la bagarre non loin, cette soirée à tout pour plaire...
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Message(#) Sujet: Re: Grande salle commune Mar 4 Nov 2014 - 13:53

[JOUR 6.]

C'était un joyeux capharnaüm dans la grande salle. Ici des pots de peintures, là des coupes de fruits, plus loin ce qui ressemblait vaguement à des vases... les ateliers créatifs du jour étaient très diversifiés et chacun pouvait y trouver son compte. L'activité la plus populaire semblait être la plus salissante. Mais qu'ils aient les mains dans la glaise, la pâte à gâteau ou la craie, les convives paraissaient bien s'amuser au son de l'orchestre jouant des musiques entraînantes.
Après les quelques incidents de ces deux derniers jours, la croisière reprenait son cours normal, dans la joie et la bonne humeur. La poignée de passagers souffrants d'accès de violence avait été prise en charge et rares étaient les invités baveux à encore se promener sur les ponts.
En somme, tout était redevenu quasiment normal.

Il aimait bien, peindre ces fruits. L'orange avait une belle teinte, la banane une courbe parfaite et les grains de raisins défiaient les lois mathématiques par leur rondeur exquise. C'était presque à croire que ces fruits n'étaient pas naturels ! Mais le passager de la cabine 203 s'en fichait ; ce qui l'amusait c'était de reproduire les formes, de mettre les couleurs et de voir que le résultat ne ressemblait en rien à l'original. Et il en riait, lui qui aurait aimé être un artiste, bien que touchant un pinceau pour la deuxième fois de sa vie.
« Ah ah, regardez ça !, dit-il en rigolant à son voisin de chevalet. Mon premier chef-d’œuvre ! »
Le dit voisin tourna la tête pour observer le tableau, plus proche d'un Picasso que d'une nature morte, et resta un moment à fixer l’œuvre sans broncher. Et soudain, il poussa le chevalet à terre et renversa rageusement les pots de peinture.
« Mais il est fou ! », s'écria une dame bien en chair et bien parée juste avant que la sécurité, prévenue par l'animatrice de l'atelier, n'intervienne.
Ils se faisaient rares, les passagers qui réagissaient encore très mal au vaccin. Mais il y en restait, ne serait-ce que l'ex-peintre en herbe.
Quant à Monsieur Normert, le passager de la cabine 203, il contemplait son chef-d’œuvre saccagé. Le rouge lui montait aux joues ; il serra les dents et crispa ses poings. Durant cette croisière, il pensait se reposer. Là, s'en était trop.
« Rahhh ! ça suffit !, explosa-t-il dans la grande salle. Pas moyen d'être tranquille ! »
Ça faisait de bien de gueuler un bon coup. Mais à part les membres de l'atelier, M. Normert se rendit vite compte que personne ne l'écoutait. Ors, il en avait marre, très marre, et voulait que tout le monde le sache et partage sa marreditude (c'est pas faux) avec lui.
Il envisage de monter sur l'estrade pour mieux se faire entendre. Mais il y avait déjà l'orchestre. Alors il fit ce que tout les hommes qui en ont marre et qui sont dans cette situation font : il monta sur une table.
« Ça suffit ! », hurla-t-il de nouveau depuis son perchoir. L'orchestre baissa d'un ton.
« Ras-le-bol de cette croisière ! Je pensais pouvoir prendre un peu de repos, dans un beau cadre, loin de ma femme et des enfants, avoir un peu de temps rien que pour moi ! Mais voilà qu'on est embêté par des fous ! Pas moyen de peindre tranquille ! Et tout les jours, se faire vacciner ; j'ai rien demandé moi ! Sans parler de cette pénurie de crevettes au buffet ! Ça devient inacceptable ! »
Appuyant sur son dernier mot, M. Normert flanqua un coup de pied dans le vase décorant la table avant de redescendre de sa tribune sous les regards des autres convives. Il tira sur sa veste, releva le menton et partit d'un bon pas, la figure toujours empourprée, pour sortir de la salle.
Dans le couloir, la sécurité ne tarda pas à le trouver pour avoir une petite explication avec lui.
Quant à la grande salle, alors que les musiciens se demandaient s'ils devaient reprendre ou non après cet intermède, les murmures montèrent jusqu'au plafond.
« Il a raison !, s'éleva alors une voix féminine dans l'atelier pâtisserie. Moi aussi j'aimerais goûter aux crevettes ! »
Un nouveau vase fut fracassé et les murmures s’amplifièrent...
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Message(#) Sujet: Re: Grande salle commune Mar 4 Nov 2014 - 19:02

[Jour 6]

Depuis la séance de Poker assez lamentable, Lewis n'avait plus trop approché la grande salle commune. Principalement parce qu'elle était toujours pleine et qu'il devenait difficile de s'y faufiler, mais aussi parce qu'il avait été pris par son enquête. Il n'avait pas appris grand chose, si ce n'était qu'une des cuisinières était bien charmante et sympathique. Mais s'il s'était demandé si elle en savait davantage, il n'avait pas eu l'occasion de prolonger la conversation en sa compagnie. Quelque chose, toutefois, lui soufflait qu'il ne faudrait pas longtemps avant qu'ils ne se recroisent. Depuis l'injection de la matinée, le pauvre jeune homme se sentait nauséeux. Et à dire vrai, il avait déjà bien rejeté le repas qu'il avait picorer quelques heures plus tôt. Lui qui n'était pas très souvent malade avait l'impression d'avoir une scie plantée dans le crâne et quelqu'un qui s'amusait à prendre son estomac pour de la pâte à pain. Il avait donc traînassé dans sa cabine pendant quelques temps, quittant parfois le lit pour rejoindre les toilettes, souvent en courant, d'ailleurs.
Et puis il s'était sentit mieux. Du moins, un peu mieux.
Alors il avait décidé de participer à l'animation de la journée. Ca l'occuperait et lui permettrait de se changer les idées. Parce que cette histoire de vaccin qui n'en était pas un allait finir par le rendre chèvre. Et il n'aimait pas beaucoup les chèvres.

Il était donc dans son coin, à essayer de faire de la poterie. La texture était étrange et lui rappelait pour beaucoup la terre humide avec laquelle il essayait de monter des châteaux de sable. Bien évidemment, il n'y était jamais parvenu. C'est qu'il était difficile de faire un château de sable avec de la terre. C'était déjà pas bien évident avec du sable... Parfaitement concentré, quoiqu'une petite migraine menaçait de venir, Lewis releva la tête en entendant du mouvement. Un homme, apparemment en colère, fuyait la salle tandis qu'un autre grimpait sur une table. Lewis, lui, resta assis à l'observer, pantois et un peu choqué. Il ne se serait pas attendu à cela.
Son coeur se serra.
C'était peut-être sa chance. Une opportunité, pour lui d'enfin essayer de percer à jour le grand mystère. Il se leva à son tour pour essayer de se faire remarquer. « Il a raison, il y a des choses étranges qui se passent ici. Et le vaccin n'en est pas un. Ou alors il n'est pas au point... Je veux dire... Vous ne trouvez pas ça bizarre, vous, que la moitié des passagers soient malades après avoir reçu leurs injections ? Qui nous dit que c'est vraiment un vaccin qu'on reçoit ? Et si c'en est un, pourquoi en a-t-on besoin ? On vaccine s'il y a un risque d'infection, si on est en sécurité comme ils veulent tous nous le faire croire, pourquoi a-t-on de se faire vacciner ? » Son coeur battait à tout rompre et il tremblait légèrement. De fatigue et d'excitation. Peut-être un peu d'appréhension aussi. Du coin de l’œil, il surveillait les hommes chargés de la sécurité, prêt à s'enfuir en courant si l'un d'eux faisait mine de vouloir l'approcher. Il espérait aussi, et surtout, qu'on le prenne au sérieux.
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Message(#) Sujet: Re: Grande salle commune Jeu 6 Nov 2014 - 14:45

Ils font ça pas mal les organisateurs. Sixième jour dans l'vaisseau et pas l'temps de s'emmerder. Mais qui dit pas d'ennui dit pas d'temps pour fricoter. En six jours, j'ai pas r'çu une seule invitation dans la cabine d'une dame. Pas faute d'en avoir distribué pourtant. Sont farouches dans l'Core. Faut les courtiser, offrir des fleurs, écrire des poèmes et tout un tas de conneries. Prendre son temps à c'qu'il paraît. Tu parles ! perdre son temps oui.
Ça m'empêche pas d'y aller à la manière Leroy. Hé !, qui n'tente rien n'a rien. Puis j'tiens une de ces formes depuis qu'j'suis ici, j'pourrais réussir mon coup sans y mettre les formes ! Suffit de trouver une donzelle réceptive. P't'être elle, là bas. Pas peur de se salir les mains la jolie et elle semble savoir y faire avec les noix. C'est un coup pour toi ça mon Brucie ! J'finis mon verre et j'me rapproche...

Putain ! Faut toujours qu'y'ait du grabuge là où j'me trouve. La poisse du shérif. C'est quoi ce pignouf ? Il a l'mal de l'espace alors il pique sa crise ?
Allez, c'est bon, cassez des vases et cassez vous. Laissez les braves profiter d'leurs loisirs.
Et voilà qu'un autre s'y met. C'est bon, va y'en avoir pour la journée d'entendre les doléances de chacun. On s'croirait un jour d'arrivage de nouveaux colons sur Kerry, quand ils viennent tous à ma porte gueuler qu'c'est pas l'morceau d'terre qu'ils voulaient. Core ou Bordure, du pareil au même. Y'a qu'la bouse sur les godasses qui change : dans l'Core, elle sent meilleure.
Mais j'le connais lui ! C'est l'gosse de l'autre jour. Au poker. Celui qui couche. Pas froid aux yeux le môme. Et pas faux c'qu'il dit. C't'histoire de vaccin, ça sent la poudre aux yeux. Parce que la seule maladie d'au-d'là du Verse que j'ai jamais vu traîner, c'est la connerie du colon qui s'prend pour un aventurier. La santé c'est important et j'tends mon bras sans r'chigner. Mais qu'ils arrêtent leurs conneries. Y'a pas d'quoi donner une excuse de gosse de cinq ans si l'but c'est d'soigner. Ça doit encore être une question de brevet ou je n'sais qu'elle connerie...
Bon, Brucie, si tu veux qu'le grabuge se calme et choper la donzelle aux doigts de fée, faut te remuer. Maintenant.
Le temps d'finir sa gorgée et c'est comme si c'était fait !
« Messieurs-dames, du calme », v'là la figure autoritaire et paternelle qu'vous attendiez ! « On ne va pas passer la journée à écouter ce que chacun a à dire. Faire la liste des doléances ce s'rait trop long et on est là pour se détendre, non ? Je suis Bruce Leroy, haute autorité sur Kerry » -le trou paumé dont vous avez jamais entendu parlé ! Mais avouez que ''haute autorité'' ça à d'la gueule- « j'ai l'habitude de ces situations. Il faut un porte-parole pour aller voir le capitaine. J'me propose. A moins qu'y'ait une meilleure idée ? » Le premier qui ouvre sa gueule pour contredire Leroy, il s'en mange une.
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Message(#) Sujet: Re: Grande salle commune Sam 8 Nov 2014 - 12:25

Par delà l'agitation, un bruit sourd résonna dans toute la Grande salle commune. Le Homère était littéralement secoué. A à peine une journée de la fin de la Croisière, comme si le destin voulait que tous les vaisseaux de grandes envergures ne terminent jamais leur voyage, celui dans lequel se trouvait tous ces passagers venait d'entrer en collision avec... quelque chose.

Des grésillements. Les haut-parleurs s'étaient activés.

"...arrivés. ...prévenus. ...otage. ...vacuez. Gran... Sal..."

Jamais la voix d'Ulysse Leuplis n'avait eu l'air aussi robotique et hachurée. Sûrement parce qu'elle l'était. Comme si le Homère passait sous un tunnel. Le problème, c'est que passer sous un tunnel dans l'espace était quelque chose de relativement compliqué. Et passer dans quelque chose de similaire serait assez mauvais signe. Mais c'est quelque chose de bien plus terrible et terrifiant qui se passait.

Des bruits de couloirs. Des cris perçant les murs de la Grande Salle. Jusqu'à ce que cette expression ne prenne un sens littéral. En effet, à peine quelques secondes après les mots du Capitaine, un des murs explosa, laissant passer un groupe d'hommes portant des cagoules et dangereusement armés, tenant en joue chaque passager.

Parmi les soldats, avança un homme à l'apparence effrayante et au sourire psychédélique. En costume-cravate, il serait arrivé un peu plus tôt dans la semaine et avec un peu moins d'effets spéciaux, il aurait pu se fondre dans le casino et côtoyer les joueurs de poker. Peut-être même l'avait-il fait sans que personne ne s'en rende compte. Il semblait en tout cas différent des premiers hommes "entrés". Sans doute était-il leur chef.

Il avança dans la foule puissant, conquérant, vainqueur, jusqu'à atteindre l'estrade. Saluant les passagers révoltés d'une main gantée, il s'apprêtait à prendre la parole, comme Ulysse le fit au début de la Croisière. A quelques différences physiques et vocales près, tout ça semblait se finir en épanadiplose.

"Bonjour à tous et à toutes."

Il marqua une première pause, comme pour imposer sa prestance et sa voix paradoxalement aussi grave qu'excentrique.

"Certains d'entre vous me connaissent déjà et m'appellent M. Hammer. Les autres pour la symbolique pourraient m'appeler Achille, roi des ombres."

Une nouvelle pause. Sans véritablement que l'audience ne comprenne pourquoi. Sûrement pour laisser à son auditoire le temps de saisir la référence.

"Bien, avant d'entrer dans le vif du sujet, pour ceux qui se demandent comment ils sont arrivés ici sans subir le contrôle de l'Alliance pour une Croisière qu'elle a elle-même organisé : c'est moi.

Les messages que certains ont pu recevoir, c'est encore Moi. Je suis la puissance obscure qui lèvera le voile sur les secrets de l'Alliance. Et croyez-moi, il y en a."


L'homme s'interrompit une troisième fois, sortant une seringue de sa longue veste noire. Une seringue contenant un liquide rouge. En d'autres mot, exactement ce qui est utilisé pour....

"Les vaccins. Pas le premier mais sans doute le plus perfide mensonge de vos hôtes. L'Alliance l'a conçu et l'a déposé sur un vaisseau spatial abandonné. Rapidement grâce à quelques curieux, il s'est répandu dans tout l'espace, jusqu'à être vendu au célèbre Marché de Noël de Bernadette."

Une dernière pause avant l'ultime rebond. Les veines d'Achille semblaient sur le point d'éclater. C'était un homme de conviction, croyant en ses idées et ses idéaux. Si la tension était spectaculaire et retomberait au cours de sa dernière réplique, il était sincère et ne faussait en rien ce qu'il ressentait.

"Ces gens en qui vous croyez, en qui vous avez placé votre confiance ont organisé cette Croisière. Une mascarade pour tester ce terrible liquide. Observer les effets secondaires sur leurs propres citoyens, au mépris du danger, des conséquences sur leur propre vie.

Alors, révoltez-vous. Refusez ce système corrompu. Je ne vous demande pas de rejoindre ma cause, juste d'observer la vérité et d'agir en conséquence.

Des questions, des remarques ?"

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Message(#) Sujet: Re: Grande salle commune Lun 10 Nov 2014 - 17:04

Whisky était présent lui aussi. Et apparemment, il avait l'habitude de prendre les choses en main, à en juger par le ton autoritaire qu'il autoritaire. Etrange. Lewis aurait surtout penser qu'il faisait parti des rebelles qui passaient leur journée accoudés au comptoir du premier bar trouvé et qui ne s'en allaient que pour en trouver un deuxième. Le genre d'endroit que lui-même fréquentait, parfois, certains soirs de débauche lorsque l'ambiance oppressante de l'Académie lui devenait un peu trop pesante. Il se proposait pour aller parler au Capitaine du Homère mais le jeune Compagnon n'était pas certain que ce soit une réelle idée brillante. Ce n'était peut-être qu'une impression, mais son habit à lui, il ne sentait pas la moine, ça, c'était sûr.
Mais avant même que le jeune homme n'ait eut le temps d'ouvrir la bouche pour reprendre la parole, quelque d'étrange se passa. Tellement étrange que Lewis, se sentant tanguer, vaciller et perdre l'équilibre, se raccrocha à une table sans rien n'y comprendre. Et sans qu'il ne s'aperçoive de quelque chose, un homme était entré dans la salle, accompagné de ce qui paraissait être des gardes du corps et faisait un beau discours. De ceux qui sont tenus par quelques terroristes ou par des hommes politiques véreux, prêts à renverser le pouvoir actuel. « Pourquoi l'Alliance l'a-t-il créé ? Quel est leur but ? Je ne pense pas que l'Alliance va simplement tester leurs expériences sur des sujets vivants si ce... Cette chose n'a pas pour but de faire quelque chose à plus grande échelle. Et quand bien même si c'était le cas, vous êtes aussi coupable qu'eux, pour avoir entraîné encore plus de personnes là-dedans ! » Il serra la mâchoire et observait l'autre, Hammer, d'un regard qu'il espérait dur et sûr de lui. Ce n'était pas qu'il soutenait particulièrement l'Alliance, son père y adhérait de façon obsessive, son choix de vie l'avait conduit à garder une neutralité jusqu'au bout ; mais il trouvait particulièrement idiot pour un rebelle, ou du moins, pour quelqu'un voulant dénoncer les activités de l'Alliance de l'avoir aider à obtenir encore plus de sujets d'expériences.
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Message(#) Sujet: Re: Grande salle commune Lun 10 Nov 2014 - 23:28

[En réponse à Lewis. Evidemment tous les membres voient et entendent ce qu'il se passe.]

Achille leva les yeux au ciel suite à la remarque du jeune garçon, apparemment un des passagers les moins âgés de cette Croisière. Lentement, l'homme baissa la tête, du haut de son estrade pour soutenir à son tour le regard de celui-ci. Déjà les soldats le visaient, prêts à faire feu, pensant que leur chef leur en donnerait l'ordre. Il aurait pu.
Pour imposer sa loi. Une révolution forcée qui donnerait un coup de couteau gigantesque dans le coeur - ou le thorax - de l'Alliance. Son ordre ; un chaos sans précédent et dont les seuls événements similaires dateraient d'avant la Guerre d'Unification. Au lieu de ça, il se contenta d'un simple geste de la main, signifiant à ses hommes de baisser leurs armes. Ils s'exécutèrent tout en restant prêts à agir, un débordement - ou pire, un changement d'avis - pouvait vite arriver.

"Aussi coupable qu'eux ?"

Sa question rhétorique était accompagnée d'un relèvement subtil de sourcils dévoilant de nombreuses rides sur son front. Il avait à nouveau laisser planer un léger temps de pause. Chaque mot devait être réfléchi pour devenir un pic pénétrant les esprits de ceux qui l'écoutaient. La moindre erreur serait fatal. Pas pour lui mais pour son auditoire ; lui n'aurait qu'à employer la manière forte. Et malgré sa grandiloquence et son sens du spectacle, tuer des gens le répugnait réellement. Il devait donc maitriser chaque détail. Même si les pas qu'il faisait naturellement en parlant ou les gestes qui accompagnaient quelques unes de ses phrases n'étaient pas volontaires. C'était la part d'imprévu.

"Ecoutes... Petit. Non, je vais pas t'appeler "Petit". Tu dois sûrement avoir un prénom. Ecoutes prénom, si j'ai donné des invitations à autant de gens dans le Verse, c'est pour qu'ils comprennent ce qu'il se passe. Si l'affaire n'avait concerné que l'Alliance, qui s'en serait réellement préoccupé ? Un, deux ou même deux cents officiers malades, leur parole contre celles de leurs dirigeants. Qui les auraient écoutés, hein ? Je m'excuse pour tous ceux qui par ma faute ressemblent à littéralement à des morts vivants. Mais c'était un mal nécessaire. Maintenant, vous pouvez voir la vérité."

"J'ignore cela dit ce qui a pu pousser une des divisions scientifiques de l'Alliance à concevoir cette chose, le Ruby. Mais quand on a entre les mains quelque chose qu'on ne comprend pas, on le teste. Et on corrige les défauts quand ça ne va pas. C'est le but de cette Croisière. Vous êtes les rats d'un laboratoire géant et flottant dans l'espace. La roue peut encore tourner, vous pouvez encore vous révolter mais en attendant, le prototype s'apprête à passer à la V2."
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Message(#) Sujet: Re: Grande salle commune Mar 11 Nov 2014 - 14:31

Putain mon gars ! Mais c'est qui ce gus ?! M. Hammer ? inconnu au bataillon. Achille de mes fesses ouais ! Il vient foutre un beau merdier l'roi des ombres. Et il sait pas qu'ici, Leroy, c'est moi. Et son p'tit discours vient perturber mes affaires : mes chances de m'taper la blonde tombent à zéro. Merci m'sieur-dame !
Puis j'aime pas ses manières. Débarquer quand on est pas invité, c'est pas correct. Foutre en l'air la petite fiesta des autres, encore moins. Et couper Brucie, là il peut creuser sa tombe ! C'est lui qu'à les flingues ? Rien à foutre ! Les Indépendantistes dans son genre me font pas peur ; j'en ai envoyé plus d'un saluer l'Créateur. Oh que si cette bête là joue du côté des manteaux marrons. J'le flaire. Et lui il put le revendicateur de merde à plein nez.
« Vous êtes qui, hum ? » Gueuler pour s'faire entendre, si c'est pas triste. Et jouer des coudes pour s'rapprocher, manquait plus qu'ça ! « M. Hammer, je connais pas et je crois pas que les messieurs-dames ici présents vous connaissent plus. Alors qu'est-ce qui vous donne le droit d'venir perturber nos vacances sans y avoir été invité ? » Et qu'est-ce qui te donne le droit de ramener ta grande gueule et tes toutous de browncoat ? Se mettre contre l'Alliance... Ils savent faire que ça. Toujours vouloir nous chercher des noises ces enfoirés.
« Mais t'as l'air de t'y connaître, de savoir tout ce qui se passe chez tout le monde. » -Môsieur je sais tout- « Alors tu vas pouvoir nous expliquer en détails le vaccin, hein.T'es peut-être médecin aussi ? »
Et toi, case-toi. Tu vas pas m'empêcher d'me rapprocher d'ce taré. J'attends qu'il parle le guignole. Qu'il nous dise à quoi elle sert, la pierre précieuse. Qu'on m'prenne pour un con avec une excuse bidon d'maladies inconnues pour protéger un brevet, j'comprends. Si l'autre il nous sort qu'c'est pas un vaccin du tout, le con il va sortir d'ses gonds. J'ai l'poing qui chauffe. Voyons les réponses avant d'frapper.
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Message(#) Sujet: Re: Grande salle commune Mer 12 Nov 2014 - 14:57

[En réponse à Bruce. Mais tout le monde voit et entend ce qui se passe.]

"Je n'ai rien d'un Docteur, monsieur." avait sobrement répondu Hammer, sans une once d'excitation et ce malgré l'agressivité de l'homme.

Ce n'est pas comme s'il ne s'y était pas préparé. Les types en manque d'action, les sceptiques, les faibles d'esprit... C'est le lot des gens qui apportent des réponses de croiser ce genre d'individus. Et ils venaient pas forcément du côté le plus "pauvre" et prédisposé à ces comportements de la balance universelle. Tant mieux. Achille aurait encore moins de mal à agir. C'était le bon côté des foules en colère. Les plus dures à convaincre et pourtant les meilleurs appuis pour démontrer aux autres qu'on est dans le vrai.

"Ce titre ne me siérait guère. Comme celui de Maitre. Je n'ai ni la prétention de soigner les gens, ni celle de les contrôler, moi."

La moindre des choses, au vu de la détermination dont faisait preuve l'homme qui bousculait ses camarades de Croisière pour s'approcher de l'autre, le donneur de réponses, c'était de ne pas l'ignorer et de lui accorder le même traitement qu'au plus jeune : lui répondre directement tout en prenant le soin de peser chaque mot.
Hammer s'était stoppé d'un coup. En observant ses soldats. Il reprit :

"Bien que ça puisse paraitre un peu paradoxal quand on observe mon armée. Mais chaque homme est là de son plein gré. N'est-ce pas, messieurs ?"

Tous hochèrent la tête simultanément, comme des androïdes. Une vision rappelant celle de marionnettes prises dans leurs ficelles. Mais ce n'était pas le cas. Achille laissait le libre-arbitre aux gens qu'il recrutait, et si l'un d'entre eux souhaitait partir, il le pouvait. La seule règle était de ne pas trahir le groupe en pleine mission.

"Au mieux, je suis un Vengeur. Je vous donne les clefs de votre liberté. Vous n'avez qu'à les mettre dans la serrure. Je ne peux pas réparer les erreurs commises par d'autres et je ne peux pas vous forcer à agir. Si vous souhaitez continuer de prendre ce vaccin, libre à vous. Oh, mais je ne vous ai pas encore tout expliqué. SI ? Quelqu'un s'est rendu compte de quelque chose ?"

L'homme scruta la salle, pour voir si des badauds levaient la main.

"Des vomissements, des plaies apparentes, même de simple nausées ? Pas forcément chez vous, mais chez vos petits camarades. Vous trouvez ça normal que sur un groupe d'autant d'individus, une si grande partie se retrouve à avoir des "nausées spatiales", à être blessée sans cause apparente ? C'est les effets secondaires de ce qu'ils vous présentent comme vaccin. Une drogue qui a en réalité pour ambition de vous contrôler."
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Message(#) Sujet: Re: Grande salle commune Lun 17 Nov 2014 - 11:35

Un acteur, ça s'reconnait au fait qu'il simule la réalité. Il ment. Comme au poker. Pour se faire blouser, y'a rien de pire qu'un acteur. A part p't'être un politicien. Comme l'autre, c'lui qu'à le pouvoir entre les mains il déguise, cache et modifie la vérité. Pour qu'ça l'arrange ! Je hais ces chiens d'politiques.
L'roi des ombres, il a tout d'un politicien. Déjà, il se dit roi. Et comme les autres, il a l'art d'pas répondre aux questions. Saleté d'politiques ! M'sieur vient en soit-disant libérateur, mais il est pas capable d'répondre ailleurs qu'à côté d'la plaque ! Bien beau son discours, mais j'sais toujours pas qui est ce gus, c'qu'il vient foutre là et de quoi il s'mêle.
Mais ok mon gars. T'es là, avec tes toutous armés, à attendre les questions et moi j'veux des réponses. On va la jouer franco.
« Bien ! monsieur n'est pas docteur et ne veux pas dire d'où il vient. Ça ne nous avance pas beaucoup. Parce que tu vois, nous dire qu'c'est pas un vaccin c'est bien joli, on a envie d'y croire, mais là t'avances pas beaucoup de preuves. Moi, j'suis en pleine forme depuis le premier jour ! et de c'que j'ai vu, y'en a pas eu beaucoup des malades. Et quoi hum ?  p't'être que ces gens là ils supportent pas le traitement, tout simplement.
Alors pourquoi je devrais croire ça plutôt qu'autre chose ? Surtout venant d'un type dont je connais rien. Et j'suis sûr que d'autres personnes ici sont d'mon avis. »

Ouaip, à entendre c'qui s'passe dans mon dos, y'en a qui s'joignent à mes rangs.
« Mais admettons, admettons que c'que tu dis est vrai » -même si tu peux aller crever en Enfer pour qu'j'te crois- « qu'est-ce que tu vas faire maintenant, hum ? Tous nous descendre ? » J'me marre ! « Je sais pas pour les autres, mais moi cette croisière commence à m'fatiguer. » Et les emmerdeurs encore plus.
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Message(#) Sujet: Re: Grande salle commune Jeu 20 Nov 2014 - 10:23

[HRP : En réponse à Bruce mais tous les membres sont concernés. On se retrouve en bas pour un autre HRP.]

Décidément l'homme à la barbe et à la voix qui porte à défaut de ne pas avoir beaucoup de foi en ses semblables n'était pas avare de mots. Hammer avait du mal à garder son calme devant quelqu'un d'aussi aveugle et incrédule. Il était venu en paix même s'il ne s'en était pas donné l'apparence et voulait juste répandre la vérité. Ce genre d'attaques verbales le blessait moralement et aussi calme soit-il, il ne manquait que quelques mots pour qu'il riposte. De manière plus... Physique.

Heureusement, c'est d'autres qui allaient s'en charger au vu des nouvelles secousses que subissait le pauvre Homère. Ulysse avait donc envoyé un appel de détresse ? Qu'importe. Achille s'y attendait, il avait dit ce qu'il avait à dire. Il aurait juste aimé avoir plus de temps pour convaincre les esprits étriqués. L'avenir le ferait à sa place. Un sourire. Le temps d'une dernière réplique adressée à l'assistance, mais en regardant plus particulièrement l'homme qui n'avait cru en aucune de ses paroles :

"Je ne fais que prévenir. Le temps vous guérira, en partie. Cette chose est dans votre organisme. Vous en voudrez plus, vous serez dépendants. Et vers qui vous tournerez-vous ?"

Un coup de feu. Un homme d'Hammer venait d'être abattu, par une silhouette ne tardant pas à se dévoiler : un soldat de l'Alliance suivi par quelques dizaines d'autres. Les passagers pouvaient alors prendre conscience que la Grande salle commune portait définitivement bien son nom.

"Quand on parle des chiens de garde..."

Un signe de la tête d'Achille signifia à ses hommes de baisser leurs armes pour éviter une effusion de sang supplémentaire. Son regard soutenait celui du soldat qui avait tué un des siens. Il s'en rapprocha, lentement, sans un mot. Tous le tenaient en joue. Il ne pouvait pas être tué devant tant de gens, au risque de passer pour un martyr. A moins de faire un geste brusque.

CLIC.

Les lumières s'éteignirent. Quand elles se rallumèrent, Hammer et sa troupe étaient partis, emportant même le cadavre de leur camarade. Le terroriste présumé avait fui pour retourner dans son milieu naturel : les ombres. Mais il avait semé le doute, les graines d'une destruction mutuelle assurée. Son oeuvre était accomplie.

La première étape était l'annulation de la Croisière. Un jour plus tôt que prévu les passagers furent raccompagnés au port et escortés chez eux par des soldats de l'Alliance. Un communiqué officiel de gens haut placés serait transmis plus tard, expliquant que l'attaque d'Achille Hammer et ses accusations sans fondement étaient graves. Dans le doute B.L.O.O.D, la section scientifique de l'Alliance qui travaillait sur le vaccin et le supposé liquide rouge baptisé Ruby fut publiquement dissoute.

La Croisière qui pourtant partait d'une bonne intention était tombée à l'eau. Plus que ça, elle marquait la fin du Verse tel qu'on le connait.
[HRP : il s'agissait là de la fin de l'event, amenant en plus la conclusion de la toute première intrigue du forum et le début d'une nouvelle. On espère que tous ceux qui y ont participé se sont autant amusés que le staff et à bientôt pour de nouvelles aventures dans un Verse légèrement secoué par ce qu'il vient de se passer !]
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